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Rubrique tenue par Mariannick Cornec

Repères - 2011

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JANVIER

FÉVRIER

DAMON Julien (dir.), Villes à vivre. - Modes de vie urbains et défis environnementaux, Paris: Odile Jacob, 2011, 279 p. - ISBN : 978-2-7381-2584-2

Ouvrage réalisé dans le cadre de la deuxième enquête de l'Observatoire Veolia des modes de vie urbains.

Longtemps la ville a dépendu de son environnement. Dans une certaine mesure, c'est maintenant l'inverse qui prévaut.

L'Observatoire Veolia des modes de vie urbains (www.observatoire.veolia.com) a pour ambition d'aller au devant des villes et des urbains pour mieux comprendre ce monde qui s'urbanise toujours davantage. Pour la deuxième édition d'une vaste enquête internationale, l'accent a été mis sur les questions environnementales.

 Interrogés dans sept grandes agglomérations urbaines, aux quatre coins de la planète (Bombay, Chicago, Le Caire, Londres, Paris, Pékin, Sao Paulo), les citadins font part de leurs situations, aspirations, évaluations en ce qui concerne les défis environnementaux. Quelles sont les tendances à l'œuvre ? À quoi se disent prêts les habitants ? À qui font-ils confiance ? Convergences et divergences des positions et points de vue autorisent un portrait contrasté des modes de vie urbains contemporains.

En complément et en miroir de ces opinions des habitants, vingt experts de haut niveau apportent leurs observations, illustrations et préconisations sur la ville d'aujourd'hui et de demain.

(Présentation de l'auteur)

PORRET Michel, CICCHINI Marco, MAUGUÉ Ludovic, FONTANA Vincent, VERNHES-RAPPAZ Sonia,  La chaîne du pénal. Crimes et châtiments dans la République de Genève sous l'Ancien Régime, Genève: Georg éditeur, 2010, 132  p. - ISBN 978-2-8257-988-7.

Depuis les Anciens, la justice pénale sécurise les sociétés hors de l'état de nature. Ce livre en témoigne pour les tribunaux criminels de la République protestante de Genève sous l'Ancien Régime. Dès le XVIe siècle, partout en Europe, le droit de punir devient le monopole régalien de l'État, à l'instar de l'impôt, de la frappe de la monnaie ou de la guerre. Arbitraire avant le Code pénal (1791) et souvent suppliciaire, la répression du crime pacifie lentement les sociétés européennes. Crime, enquête judiciaire, procès inquisitoire, sentence, exécution du châtiment : la chaîne du pénal soude les délits qualifiés aux peines publiques. Elle représente le travail des magistrats qui incriminent les justiciables ayant commis un crime contre l'État, la religion, les individus, les biens et les mœurs.

Sous l'Ancien Régime, entre répression des illégalismes et contrôle social, la puissance normative de la justice criminelle ressort paradoxalement de la fragilité matérielle des archives judiciaires. Rédigés dans l'urgence répressive, ces documents constituent la mémoire institutionnelle de multiples vies fragiles. Des existences de femmes et d'hommes que broient la violence du crime, son cortège de souffrance et la sévérité des peines afflictives ou d'élimination sociale comme la mort, les galères, le bannissement et la fustigation. Des vies et des voix du passé tirées de l'oubli des temps… par la chaîne du pénal.

(Présentation de l'éditeur)

MARS

 

BOZZO-REY Malik, TUSSEAU Guillaume (eds), Bentham juriste - L'utilitarisme juridique en question, Paris : Economica, 2011, 353 p. (coll. Études juridiques).
- ISBN : 978-2-7178-5980-5

L'utilitarisme, dont Jeremy Bentham (1748-1832) offre la première présentation systématique, a apporté une contribution majeure à des domaines de réflexion aussi variés que la philosophie morale, la théorie économique, la philosophie du langage ou la théorie politique.
Bentham n'en reste pas moins avant tout un juriste qui, à partir d'une réflexion sur ce qu'était et sur ce que devait être le droit anglais, a contribué à renouveler puissamment les cadres de pensée de tous les sujets que son esprit d'encyclopédiste le conduisait à aborder. Aussi doit-on s'étonner et regretter que la dimension juridique de son oeuvre reste largement dans l'ombre. Le colloque international « Bentham juriste : l'utilitarisme juridique en question », co-organisé par le Centre Bentham (SOPHIAPOLEA 3932) et le Centre d'étude des systèmes juridiques (JE 2010), se proposait de contribuer à combler cette lacune, tout en favorisant, par une approche interdisciplinaire, une discussion qui reflète la richesse des débats que suscite la pensée juridique benthamienne.
L'utilitarisme juridique, objet peu connu en tant que tel voit tout d'abord sa situation précisée au sein des grands mouvements de l'histoire de la pensée juridique (Révolution française, réalisme juridique, normativisme, théorie analytique du droit). La manière dont Bentham s'efforce, dans un seul regard, de saisir toutes les dimensions du phénomène juridique, portant l'attention aussi bien sur les disciplines juridiques en tant que telles que sur les diverses branches du droit (constitutionnel, civil, pénal, international), est ensuite mise en valeur.
La prétention de Bentham à offrir une pensée tournée vers l'action est enfin passée au crible d'un regard plus pratique sur le droit. Il s'agit ainsi de mesurer l'intérêt de l'utilitarisme juridique pour faire face à des problématiques telles que les droits des animaux, le droit de la commande publique, le management public, la rédaction des lois ou le droit de la preuve. Sans esprit de prosélytisme, et tout en faisant droit aux objections qu'il s'attire, les contours de l'utilitarisme juridique se trouvent ainsi mieux définis, celui-ci pouvant être discuté de manière fructueuse.

(Présentation de l'éditeur)

 

DELMAS-MARTY Mireille,  Vers une communauté de valeurs ? - Tome 4, Les forces imaginantes du droit, Paris : Le Seuil, 2011, 423 p. (coll. La couleur des idées).
- ISBN : 978-2-02-103962-7

Vers une communauté de valeurs ? Ce volume, le dernier des Forces imaginantes du droit (cours professé au Collège de France durant quatre années), s'attache à l'examen d'une question : comment oser parler de communauté de droit à l'échelle d'une planète livrée aux affrontements, à la violence et à l'intolérance ? Et comment concevoir les contours d'une communauté de valeurs par delà la diversité des cultures et l'opposition des intérêts.
Explorant d'une part les interdits fondateurs, d'autre part les droits fondamentaux, Mireille Delmas-Marty n'entend pas éradiquer les différences mais relativiser le relativisme. A la recherche d'une unité de sens, dans la perspective d'un humanisme nouveau, pluriel et ouvert, elle montre que le droit peut contribuer à nourrir l'idée de bien commun.

Plus de détails:
http://www.canalacademie.com/ida3281-La-mondialisation-du-droit-vers.html

(Présentation de l'éditeur)

 

MINCKE  Christophe, La médiation pénale face à ses idéaux fondateurs. De l'utopie à l'aveuglement, Bruxelles, Kluwer, 2010, 300 p. - ISBN: 9789046531778

Une loi du 10 février 1994 a créé une procédure de médiation pénale. Celle-ci est soutenue par des idéaux en rupture radicale avec les théories pénales classiques : nouveau mode de résolution des conflits, nouveaux objectifs pour l'intervention étatique, nouvelles performances organisationnelles ; la médiation pénale fut ainsi maintes fois annoncée comme une rupture radicale. Se penchant spécifiquement sur la question de l'autorité et du pouvoir dans le cadre de la médiation pénale, Christophe Mincke part à la recherche de la révolution annoncée.

Il s'agit bien entendu de poser la question de la conformité du processus à ses idéaux fondateurs, mais aussi d'interroger le modèle de justice sous-tendant la médiation pénale. Quel modèle pour quel projet... et pour quelle place dans le discours actuel sur la pénalité ?

Plus de détails :
http://www.kluwer.be/fr/home.asp?subpage=produktfiche&ProductNumber=

(Présentation de l'éditeur)

 

SCHWARZ Germano, La constitución, la literatura y el derecho (spanish edition), Buenos  Books America,  138 p.  - ISBN-13: 978-1-932848-56-4

El presente libro tiene por objeto el estudio de la conexión existente entre la Constitución y la Literatura. A partir de ello, tiene por objetivo rescatar, si es que aún existe, el sentido de un tiempo en el que la justicia era poética, cuando los debates académicos y sociales se desarrollaban en un ambiente de pasión, hoy, abandonado por la creciente burocratización del papel desempeñado por los investigadores en nuestras universidades y por los operadores del Derecho en la práctica jurídica. Un objeto nostálgico, por cierto. Una sensación de inquietud y de intolerancia para la brevedad de un tiempo peligroso para el Estado de Derecho. Sin embargo, antes de todo, una mirada externa (de segundo grado) sobre el Derecho y el Estado, capaz de desvelar las expectativas que la sociedad posee acerca de la Carta Fundamental. Así, desde el Law and Literature Movement, la sociedad abierta de intérpretes de la Constitución (Häberle) sería constituida por legisladores y decisores que podrían ser caracterizados como poetas del mundo.

Plus de détails :
http://papers.ssrn.com/sol3/cf_dev/AbsByAuth.cfm?per_id=1583956

 (Présentation de l'éditeur)

AVRIL

MAI

HERRERA Carlos -Miguel (dir.), La Constitution de Weimar et la pensée juridique française. Réceptions, métamorphoses, actualités, Paris, Editions Kimé, 2011, 206 p. - ISBN: 978-2-84174-547-0

Crise française de la pensée allemande? En réalité, l'avènement de la République en Allemagne, à la suite de la défaite de 1918 commande, pour ses fondateurs, un renouveau de l'idée de démocratie, pouvant répondre à la fois à la tradition libérale du parlementarisme occidental et au défi bolchevique venu de l'Est. Pièce centrale de ce projet, la Constitution de Weimar, avec ses nouveaux principes et ses nouvelles institutions, frappera les meilleurs esprits juridiques de ce côté du Rhin, qui chercheront dès lors à saisir les évolutions sociales et politiques européennes dans les reflets de ce miroir.

Ce livre réunit les travaux des juristes et politologues venus de France, Belgique et Canada, qui explorent la signification de ce projet constitutionnel complexe, non seulement à la lumière de l'histoire, mais également de certaines problématiques actuelles. Car la Constitution de Weimar reste notre contemporaine.

(Le livre réunit les travaux du colloque pour le 90e anniversaire de la Constitution allemande de 1919, organisé par le Centre de philosophie juridique et politique).

(Présentation de l'éditeur)

SABBIONETI Marco, Democrazia sociale e diritto privato. La Terza Repubblica di Raymond Saleilles (1855-1912), Milano, Giuffrè (Per la Storia del pensiero giuridico moderno), 2010, XXXVII - 682 p. - ISBN : 9788814154706

L'opera offre al lettore una visione d'insieme della personalità del giurista Raymond Saleilles (1855-1912), della sua ricchissima produzione scientifica e del ruolo di primo piano che essa riveste nella storia giuridica europea. L'obiettivo della presente ricerca è, infatti, quello di ricostruire il contenuto del progetto del giurista borgognone che segna il passaggio dalla democrazia politica alla democrazia sociale. Il progetto modernista per la fondazione della Terza Repubblica rappresenta un innovativo tentativo di riproporre un modello sapienziale di produzione del diritto centrato sulla ritrovata autorevolezza e creatività della dottrina, la vera artefice dell'evoluzione del nuovo diritto pretorio.

(Présentation de l'éditeur)

JUIN

JUILLET

AMROUCHE Nassim, KIPPELEN Etienne, MARCHIO Julie, MATHIEU Romain, PERLO Nicoletto, ZAMAGNI  Elena (dir.),  Censures. Les violences du sens, Aix-en-Provence, Publications de l'Université de Provence, 2011, 290 p. - ISBN : 978-2-85399-781-2

http://gsite.univ-provence.fr/document.php?pagendx=102

De jeunes chercheurs en anthropologie, droit, histoire des arts et littérature, réunis dans une réflexion sur les censures appréhendent les processus de réduction de sens par rapport aux créations et aux expressions ainsi que leurs possibles dépassements. Ainsi, le droit républicain se confronte à la liberté de culte et aux droits individuels, la rentabilité économique s'immisce et perturbe la liberté d'expression et d'écriture des journalistes, les oppositions entre mémoires et histoires nationales deviennent enfin les pierres angulaires de conflits nationaux. Des mécanismes de censure de différentes oeuvres sont mis en évidence au travers de la littérature, la musique et le cinéma, à la fois dans des États totalitaires – la Russie soviétique après 1945 – et dans les démocraties occidentales – en particulier la France. Ils rendent ainsi compte des stratégies de contrôles et d'influences de la création dans ses déclinaisons comme censures directes ou indirectes. À travers des actions de quelques avant-gardes historiques ou d'exemples de la création contemporaine cet ouvrage interroge les transgressions qui, sanctionnées, sont susceptibles de révéler l'exercice d'une activité censurante.

(Présentation de l'éditeur)

BENTHAM Jeremy, Introduction aux principes de morale et de législation (Traduction établie par le Centre Bentham: M. Bozzo-Rey, A. Brunon-Ernst, E. de Champs, J. P. Cléro, C. Laval, M. L. Leroy, G. Tusseau), Paris, Editions Vrin, 2011 [1789], 384 p.(collection "Analyse et Philosophie") - ISBN:978-2-7116-2324-2

L'introduction aux principes de morale et de législation de Jeremy Bentham,  paru en 1789, est un ouvrage en tout point remarquable, quoique trop méconnu  aujourd'hui. Il poursuit en effet trois objectifs distincts mais  complémentaires: définir le principe d'utilité, ce principe dont la force  critique reste sensible en toute réflexion morale; quantifier les "ressorts de
 l'action" qui sont au fondement de la psychologie humaine afin de permettre le  calcul utilitariste, un calcul qui n'est jamais totalement absent de la pensée  éthique, économique ou sociologique; poser les éléments nécessaires à  l'établissement d'un code pénal, la classification des infractions et la  théorie  de la punition incitant à penser les conditions de possibilité d'une théorie  générale du droit.
 Ce volume n'a d'une introduction que son titre, et il est de toute évidence la  matrice de toute une partie de la pensée benthamienne. S'il est vrai, comme on  a  pu le dire, que notre époque traverse une réversion utilitariste, la  traduction  de cet ouvrage en français, pour la première fois intégrale, met à disposition  du lecteur un texte lucide et clair.


(Présentation de l'éditeur)

CHAMPEIL-DESPLATS Véronique, LOCHAK Danièle (dir.), Libertés économiques et droits de l'Homme, Actes des journées d'études internationales du CREDOF - Ouvrage sous la direction de, Nanterre, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2011, 295 p.

http://credof.u-paris10.fr

Comment s'articulent les droits de l'homme et les libertés économiques au sein des systèmes juridiques ? En ce début de 3e millénaire la question revêt une actualité plus forte que jamais.
On constate, en effet, que des organisations et institutions qui font prévaloir les considérations marchandes affichent de façon croissante leur préoccupation pour le respect des droits de l'homme et la valorisation de comportements éthiques, qu'il s'agisse de l'Union européenne, de l'Organisation Mondiale du Commerce ou des grandes entreprises.
À cela s'ajoute la conviction, comme l'avait affirmé Norberto Bobbio il y a plus de cinquante ans, que les conséquences des activités économiques constituent, avec les effets des innovations technologiques, les principaux défis contemporains que doivent affronter les droits de l'homme. La garantie des droits de l'homme ne doit plus être pensée uniquement vis-à-vis des pouvoirs publics mais aussi vis-à-vis des personnes privées, et notamment des entreprises.
Mêlant réflexions théoriques et études de cas dans une optique délibérément comparative, l'ouvrage propose d'observer et d'analyser, au sein des ordres juridiques nationaux, européens et international, les différentes façons dont se résout la confrontation entre les droits de l'homme et les libertés liées aux activités marchandes.
L'ouvrage réunit les contributions présentées à l'occasion des journées d'études internationales qui se sont tenues les 6 et 7 novembre 2008 à l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense. Ces journées ont permis la rencontre des chercheurs du Centre de recherches et d'études sur les droits fondamentaux (CREDOF) dirigé par Véronique Champeil-Desplats avec leurs partenaires universitaires de la Chaire UNESCO « Droits de l'Homme et violence : gouvernement et gouvernance », présidée par André-Jean Arnaud.

(Présentation de l'éditeur)

COLE Alistair, GUIGNER Sébastien, PASQUIER Romain (dir.), Dictionnaire des politiques territoriales,  Paris, Presses de Sciences Po, 2011, 584 p. - ISBN-13 978-2-7246-1214-1
 

Décentralisation, marketing territorial, développement local, démocratie participative…Autant de phénomènes contemporains affectant les territoires et ayant suscité l'attention de très nombreux observateurs de l'action publique.
Synthèse inédite des travaux sur les politiques territoriales, ce dictionnaire présente plus de quatre vingt notices explorant l'univers territorial des institutions politiques, des acteurs et des politiques sectorielles.
Rédigé par des auteurs aux compétences variées, tant universitaires que professionnelles, ce dictionnaire offre un point de vue complet et original sur la fabrique des territoires.
Destiné à un public de chercheurs, de praticiens, d'étudiants et de candidats aux concours de la fonction publique, il est conçu comme un outil d'aide à l'analyse et à la décision.
Construit dans une logique pluridisciplinaire, pédagogique et pratique, il réunit des notices qui analysent les dynamiques contemporaines des territoires et les notions clés pour les appréhender. L'index thématique et les références bibliographiques permettent, en outre, de saisir les sujets dans leur globalité et de prolonger leur analyse.
Conçu et dirigé par Romain Pasquier (CNRS/CRAPE), Sébastien Guigner (EHESP/CRAPE) et Alistair Cole (Cardiff University), ce dictionnaire réunit les contributions de près de quatre vingt-dix auteurs.

(Présentation de l'éditeur)

AOÛT

SEPTEMBRE

FARIA José Eduardo, O Estado e o direito depois da crise, São Paulo, Saraiva, 2011, 82 p. ISBN: 978-85-02-11768-6

Le nouveau livre de José Eduardo Faria, intitulé L'État et le droit après la crise, qui vient d'être publiée au Brésil, est la version augmentée et actualisée d'une communication présentée, en 2009, dans le cadre du séminaire “Law and Economic Globalization” qui a été réalisé par l'International Institute for the Sociology of Law de Oñati (IISL). Il s'agit d'une oeuvre concise mais dense dans laquelle l'auteur propose une analyse profonde des défis trouvés par le droit dans une économie globalisée qui envisage une crise structurelle profonde depuis 2008.

José Eduardo Faria remarque l'effondrement de l'idée de l'autorégulation des marches – jusqu'ici hégémonique – et le retour de l'interventionnisme étatique dans le plan politique. Ainsi, selon l'auteur, la polémique entre Keynes et Schumpeter reviendrait au débat politique et économique actuel.

En partant de la constatation que l'État national a perdu sa position centrale dans un contexte où les décisions économiques deviennent de plus en plus internationnelles, José Eduardo Faria remarque le pluralisme juridique qui est constitutif de la réalité du droit aujourd'hui. Ainsi comme aient déjà noté, par exemple, André-Jean Arnaud, Jacques Chevallier et Mireille Delmas-Marty, l'auteur identifie et examine les défis envisagés par le droit en face des transformations remarquables de l'État et l'épuisement du modèle positiviste lié à une structure centralisée et hiérarchisée.

Écrit dans un style clair, synthétique et très bien structuré, ce livre, dédié à Boaventura de Sousa Santos, David Trubek, Juan-Ramón Capella, André-Jean Arnaud, Maria Manuel Leitão Marques, Vital Moreira et Raffaele di Giorgi, s'adresse autant aux étudiants et aux chercheurs intéressés aux rapports et les défis du droit dans la société d'aujourd'hui qui est marquée par le pluralisme des ordres juridiques et par l'émergence des nouveaux acteurs privés qui bouleversent la conception plus traditionnelle de la régulation juridique.

(Orlando Villas Bôas Filho)

José Eduardo Faria est professeur à l'Université de São Paulo - Brésil.
Plus de détails :
http://www.saraivajur.com.br/menuesquerdo/catalogoLivrosDetalhe.aspx?Obra=725197

CAMPILONGO Celso Fernandes, Direito e diferenciação social, São Paulo, Saraiva, 2011, 149 p. ISBN: 978-85-02-10570-6

Dans sa nouvelle œuvre, intitulée Droit et différenciation sociale, Celso Campilongo envisage la sociologie du droit, la philosophie et la science politique. Il s'agit d'un recueil qui rassemble des articles et des conférences sur les grandes questions du droit et de la politique aussi bien que sur l'histoire des institutions juridiques au Brésil et l'analyse économique du droit. L'ouvrage est constitué pour quatre parties. Dans la première, il y a  quelques remarques sur l'histoire du droit au Brésil. Dans la deuxième, l'auteur fait une analyse concernant les rapports de l'activité juridique vis-à-vis de l'intéresse publique. La troisième partie offre cinq textes articulés autour de la question concernant la différenciation fonctionnelle qui caractérise la société moderne. La dernière partie de l'ouvrage est composé de comptes-rendus critiques, préfaces et postfaces. L'ouvrage réunit ainsi une synthèse du parcours intellectuel de l'auteur, en rassemblant ses conceptualisations les plus importantes.

(Orlando Villas Bôas Filho)

Celso Campilongo est professeur à l'Université de São Paulo - Brésil.
Plus de détails :
http://www.saraivajur.com.br/menuesquerdo/catalogoLivrosDetalhe.aspx?Obra=725068

ADEODATO João Maurício, BITTAR, Eduardo Carlos Bianca (Orgs.), Filosofia e teoria geral do direito. São Paulo, Quartier Latin, 2011, 1174 p. ISBN: 857674550x

Il s'agit d'une oeuvre collective organisée en hommage au professeur Tercio Sampaio Ferraz Junior. Le livre est composé pour 52 contributions des auteurs brésiliens et étrangers. Parmi les auteurs européens, faut-il remarquer André-Jean Arnaud, Mario G. Losano, Ottmar Ballweg, Werner Krawietz et Wolf Paul.

(Orlando Villas Bôas Filho)

Eduardo Carlos Bianca Bittar est professeur à l'Université de São Paulo et João Maurício Adeodato est professeur à l'Université du Recife - Brésil.

OCTOBRE

NOVEMBRE

DÉCEMBRE