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Rubrique tenue par Mariannick Cornec

Repères - 2012

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JANVIER

 

REPÈRES

  1. BACHOFEN Blaise, BERNARDI Bruno (dir.),  Rousseau, politique et esthétique. Sur la Lettre à d'Alembert
  2. BESSY Christian, DELPEUCH Thierry, PÉLISSE Jérôme (dir.), Droit et régulations des activités économiques : perspectives sociologiques et institutionnalistes
  3. BOUDON Julien, Le frein  et la balance. Études de droit constitutionnel américain
  4. CAPELLER Wanda,  Relire Giddens. Entre sociologie et politique
  5. CARDOZO Benjamin Nathan, La nature de la décision judiciaire
  6. CASTELLI Bernard, HOURS Bernard (dir.), Enjeux épistémologiques et idéologiques de la globalisation pour les sciences sociales
  7. HAMON Françis, TROPER Michel, Droit constitutionnel
  8. KERVÉGAN Jean-François,  Que faire de Carl Schmitt ?
  9. LE ROY Étienne, La terre de l'autre. Une anthropologie des régimes d'appropriation foncière
  10. LEVI-STRAUSS ClaudeLezioni giapponesi. Tre riflessioni su antropologia e modernità
  11. Observatoire international des prisons (OIP), Les conditions de détention en France en 2011.
  12. PAHUJA Sundhava, Decolonising International Law : Development, Economic Growth and the Politics of Universality
  13. SACRISTE Guillaume, La République des constitutionnalistes (1870-1914)
  14. SCHWARZ Germano (ed.), Juridicização das esferas sociais e fragmentação do direito na sociedade contemporânea
  15. TUSSEAU Guillaume, Jeremy  Bentham : la guerre des mots

1. BACHOFEN Blaise, BERNARDI Bruno (dir.),  Rousseau, politique et esthétique. Sur la Lettre à d'Alembert, Lyon,  Presses universitaires de l'ENS, 2011, 256 p.  (coll. "La croisée des chemins"). ISBN :  2847883061

Ouvrage issu d'un colloque co-organisé par le CPJP.

Lorsque l'article Genève paraît dans l'Encyclopédie, Rousseau publie une Lettre à d'Alembert sur son article Genève, réponse foisonnante et virulente qui traite aussi bien du clergé, des moeurs, de l'honneur, des lois, que des spectacles ou des divertissements qui conviennent au peuple genevois. Pourquoi prend-il ces questions tellement à coeur ?
En dépit de ses origines genevoises revendiquées, on ne lui a pas confié la rédaction de l'article. D'Alembert, en s'en chargeant personnellement, sait qu'il attise une polémique. Son Discours préliminaire de l'Encyclopédie visait déjà à réfuter le Discours sur les sciences et les arts. L'article sur Genève présente la cité calviniste comme un exemple de liberté politique et religieuse mais critique des restes d'obscurantisme que la lumière philosophique doit dissiper : il suggère des réformes, notamment la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent.
D'Alembert imagine ce qu'il nomme une "cité philosophe", où fleuriraient à la fois la liberté de la république et les raffinements culturels des grandes monarchies. Or ce projet résume tout ce que Rousseau, depuis le premier Discours, dénonce comme une illusion. Sa Lettre approfondit la démonstration : le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les moeurs de véritables citoyens.
Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité : à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique ?

Les études réunies dans ce volume éclairent les enjeux et les logiques complexes d'un texte que son auteur, alors malade et croyant vivre ses derniers jours, a rédigé comme s'il devait s'agir de son testament philosophique.

(Présentation de l'éditeur)

2. BESSY Christian, DELPEUCH Thierry, PÉLISSE Jérôme (dir.), Droit et régulations des activités économiques : perspectives sociologiques et institutionnalistes, Paris, LGDJ-Lextenso, 2011, 358 p. (coll. "Droit et Société. Recherches et Travaux"). ISBN : 978-2-275-02857-6

La crise financière et économique mondiale de la fin des années 2000 a reposé avec acuité la question de la régulation des activités économiques. Une idée s’est imposée alors avec force selon laquelle seul le volontarisme politique, par l’intermédiaire de réformes juridiques encadrant les marchés et les comportements économiques, y mettrait fin. Cependant, les réflexions sur la place du droit par rapport aux activités économiques présupposent le plus souvent un rapport d’extériorité entre droit et économie, que cet ouvrage se propose d’interroger. Les contributions qu’il réunit vise à éclairer les mécanismes par lesquels le droit contribue à réguler les activités économiques mais aussi, inversement, à comprendre la manière dont les activités économiques, et les organisations qui les portent, configurent tout autant le droit qu’elles sont configurées par lui. S’appuyant sur des travaux sociologiques et des approches institutionnalistes en économie, principalement américains et français, qu’il cherche à faire dialoguer, ce livre élabore et illustre un modèle dynamique rendant compte du processus d’endogénéisation du droit dans les activités économiques.
Dans de tels processus d’apprentissage, les « intermédiaires du droit » jouent un rôle clé dans la mesure où ils assurent la continuité entre la légalité formelle et différents autres registres normatifs, et construisent les supports, dispositifs et équipements juridiques de l’action économique. Retrouvant une approche par les instruments de l’action publique développée aussi bien par l’économie des conventions, que dans une veine foucaldienne travaillée par les politistes et les sociologues du droit, l’ouvrage analyse ainsi les dimensions instrumentées, instrumentales et éventuellement instrumentalisées des régulations juridiques de l'action économique.

Les coordinateurs : Christian BESSY, Thierry DELPEUCH, Jérôme PÉLISSE.
Les auteurs : Antoine BERNARD DE RAYMOND, Christian BESSY, Ulrik BRANDES, Francis CHATEAURAYNAUD, Ève CHIAPELLO, Thierry DELPEUCH, Claude DIDRY, Lauren B. EDELMAN, Olivier FAVEREAU, Thierry KIRAT, Emmanuel LAZEGA, Marc LENGLET, Frédéric MARTY, Karim MEDJAD, Sabine MONTAGNE, Lise MOUNIER, Jérôme PÉLISSE, Alessandro STANZIANI, Robin STRYKER, Mark C. SUCHMAN, Didier TORNY, Margarita VASSILEVA, Caroline VINCENSINI.

(Présentation par l'éditeur)

3. BOUDON Julien, Le frein  et la balance. Études de droit constitutionnel américain, Paris, Mare & Martin, 2010, 402 p. (Droit & Science Politique). ISBN : 978-2-84934-073-8

Le droit constitutionnel américain reste mal connu en France. Ce constat est d'autant plus étonnant que les États-Unis et la France ont été les premiers pays au monde à rédiger une Constitution et à adopter la forme républicaine de gouvernement. Le présent ouvrage, voulant remédier à cette carence, aborde quelques thèmes cruciaux du constitutionnalisme libéral tel qu'il est né à la fin du XVIIIe siècle.
Ses quatre chapitres permettent de mieux appréhender les enjeux politiques et juridiques qui agitent la première puissance mondiale. Il y est question de la désignation ô combien médiatique du Président des États-Unis, notamment de la dernière en date, celle de Barack Obama en 2008 ; de la procédure d'impeachment qui vise à destituer les gouvernants les plus éminents, ainsi que les Présidents Richard Nixon et Bill Clinton en ont fait l'amère expérience ; de la révision constitutionnelle qui est à ce point difficile à réaliser que le texte suprême adopté par la convention de Philadelphie en 1787 a été amendé à la marge : on compte autant de révisions constitutionnelles aux États-Unis depuis deux siècles qu'en France depuis cinquante ans et les débuts de la Ve République. Le chapitre final apporte un éclairage exhaustif sur la pierre angulaire du droit constitutionnel contemporain, la séparation des pouvoirs. Où on s'apercevra, à rebours d'une idée commune, que le régime politique américain ne peut être qualifié à coup sûr et définitivement de « présidentiel ».

Julien Boudon, agrégé des facultés de droit, est professeur de droit public à l'université de Reims. Il y enseigne le droit constitutionnel, notamment le droit constitutionnel américain. Il est l'auteur de Les Jacobins (LGDJ) et, avec Stéphane Rials, des Textes constitutionnels étrangers (PUF, « Que sais-je ? »).

(Présentation par l'éditeur)



4. CAPELLER Wanda (Préface de Jacques COMMAILLE),  Relire Giddens. Entre sociologie et politique, Paris, LGDJ-Lextenso, 2011, 215 p. (coll. Droit et société). ISBN : 978-2275036663

Anthony Giddens, auteur de plus de 40 livres, connu universellement et traduit dans plus de 30 langues, est parti de la sociologie pour s'inscrire profondément dans la vie politique mondiale. Sa sociologie post-structuraliste et constructiviste se révèle propre à indiquer de nouveaux cadres d'interprétation tant pour les sociologues que les politistes et les juristes. Sa théorie de la structuration présente notamment un appareil conceptuel inédit permettant d'aller au delà des grands principes qui ont guidé le travail théorique des scientifiques du social depuis plus d'un siècle et demi.
En montrant l'importance du renouvellement d'une pensée sociologique inséparable de l'approche politique, Relire Giddens permet de dépasser les dichotomies traditionnelles en sciences sociales et politiques, notamment celle du structuralisme et de l'actionnisme, et celle de la gauche et de la droite ; de confronter sa pensée à celle de quelques grands penseurs français, Foucault, Bourdieu, Boudon ; de comprendre comment nous nous trouvons dans une étape de modernité avancée ; d'envisager de nouvelles politiques de vie, de nouvelles formes de gouvernance.

Ce livre s'adresse aux étudiants et chercheurs en sciences sociales, politiques et juridiques, ainsi qu'à tous ceux qui se sentent concernés par les questions d'un renouvellement de l'action politique, et jusqu'aux problèmes concernant les risques, notamment ceux liés au changement climatique.


Wanda Capeller est docteur en droit (HDR en sociologie), Professeur des Universités à l'Institut d'Études Politiques de Toulouse, Honorary Fellow de l'Institute for Socio-Legal Studies, et de l'Institute for Legal Studies de l'Université du Wisconsin (Madison, USA), chercheuse au Centre de Théorie et Analyse du Droit (Université de Paris X - Nanterre), Membre du Comité éditorial de plusieurs revues internationales, Membre de la Commission des droits de l'homme de l'Ordre des Avocats du Brésil. Elle est l'auteur de nombreux livres et articles en diverses langues. Ses travaux portent sur l'épistémologie des sciences sociales, la structuration du juridique, la globalisation du crime et du contrôle, les espaces surveillés et les nouvelles stratégies transnationales de contrôle.

(Présentation de l'éditeur)

5. CARDOZO Benjamin Nathan, La nature de la décision judiciaire,  traduction et présentation par Gwenaële CALVES, Paris, Dalloz,  2011, 122 p. (collection "Rivages du droit"). ISBN : 978-2-247-10333-1

Paru en 1921, La nature de la décision judiciaire est un classique de la pensée juridique américaine.
Benjamin Nathan Cardozo (1870-1938), grand juge de Common law, s'y interroge sur son activité quotidienne : " Que fais-je lorsque je tranche un litige ? Quelles sont les sources d'information vers lesquelles je me tourne pour guider mon jugement ? ". Pour " dire le droit " au cas par cas, le juge dépeint par Cardozo doit toujours choisir et interpréter la règle applicable au litige. Mais il peut aussi être amené à la créer lui-même.
A quel titre exerce-t-il un tel pouvoir ? Que connaît-il de l'intérêt général, ou des nouveaux besoins de la société ? A ces questions qui se posent dans toutes les démocraties contemporaines, La nature de la décision judiciaire apporte une réponse à la fois savante, subtile et engagée.

(Présentation de l'éditeur)

6. CASTELLI Bernard, HOURS Bernard (dir.), Enjeux épistémologiques et idéologiques de la globalisation pour les sciences sociales, Paris, L'Harmattan, 2011, 302 p. (coll.  Questions contemporaines - Globalisation et sciences sociales).  ISBN : 978-2-296-56312-4 

Quels défis pose aujourd'hui la globalisation aux sciences sociales ? Des phénomènes en partie inédits, des processus complexes se développent que les anciens outils ne parviennent pas à maîtriser. Voici une réflexion sur la pertinence des outils et des savoirs en matière de crise, de gouvernance, d'acteur et de genre.
Cet ouvrage s'interroge sur les défis posés aujourd'hui par la globalisation aux sciences sociales. Des phénomènes en partie inédits, des processus complexes se développent que les anciens outils ne parviennent pas à maîtriser. Leur perception s'en trouve non seulement bouleversée mais aussi la totalité des champs de production des connaissances. Des objets et des acteurs nouveaux apparaissent dans ces mutations tandis que d'anciens s'effacent, révélant des enjeux épistémologiques et idéologiques importants autour de la lecture des rapports sociaux contemporains par les diverses disciplines.

Loin de constituer un compendium convenu de diagnostics consensuels ou de critiques radicales de la globalisation, les analyses présentées ici invitent à réfléchir sur la pertinence des outils et des savoirs accumulés dans quatre topiques de recherche au cœur même des évolutions globales contemporaines: crise, gouvernance, acteur et genre.

(Présentation de l'éditeur)

7. HAMON Françis, TROPER Michel, Droit constitutionnel (32e édition), Paris, LGDJ, 2011, 905 p. (coll. "Manuels"). ISBN : 978-2-275-03652-6

Cet ouvrage est la 32e édition d'un manuel commencé par Georges Burdeau et considéré depuis longtemps comme un classique, tant en raison de sa largeur de vues que de la précision des analyses juridiques.
Il a été considérablement refondu par Francis Hamon et Michel Troper pour tenir compte des changements du droit positif et de l'évolution de la théorie constitutionnelle. Les auteurs se sont efforcés de donner une présentation claire et synthétique des grands principes du droit constitutionnel et des institutions politiques des principaux pays du monde, et en particulier de la France. L'accent est mis sur les idées qui structurent les systèmes politiques et permettent d'en éclairer les détails, comme d'en comprendre le fonctionnement. Ce manuel s'adresse non seulement aux étudiants en droit, mais aussi à toutes les personnes désireuses d'actualiser ou d'approfondir leurs connaissances en droit constitutionnel.
Francis Hamon est professeur émérite de la Faculté Jean Monnet (Université de Paris XI).

Michel Troper est professeur émérite de l'Université de Paris-X Nanterre.

(Présentation de l'éditeur)

8. KERVÉGAN Jean-François,  Que faire de Carl Schmitt ?, Paris, Gallimard, 2011, 328 p. ISBN : 978-2-07-013541-7


L'affaire est entendue, et Karl Jaspers l'a résumée : Cari Schmitt fait partie avec Heidegger de "ces professeurs [...] qui ont tenté de prendre intellectuellement la tête du mouvement national-socialiste".
Depuis lors, nonobstant, des contradicteurs distingués, Strauss, Löwith, Peterson, Kojève, Blumenberg, Habermas, Derrida..., ont discuté âprement ses thèses, souvent pour les rejeter, comme il en va avec tous les classiques intéressants, de Platon à Wittgenstein. Aussi l'heure est-elle venue de "partir de Cari Schmitt", au double sens de reformuler des questions essentielles à partir de certains de ses travaux et de lui donner congé lorsqu'il ne nous aide plus à penser.
Certains de ses concepts (le nomos de la terre, la constitution comme décision "existentielle"...) ou des concepts sur lesquels il a apposé son empreinte (le pouvoir constituant, l'Etat de droit "bourgeois") éclairent différemment des questions telles que le rapport entre décision et rationalité ; l'enracinement des normes juridiques dans les institutions ; le statut de l'ordre constitutionnel et ses présuppositions ; les effets pervers du retour de la morale en politique internationale (droits de l'homme et démocratie forment-ils le couple uni que l'opinion dominante nous décrit ?).
Mais cette fécondité se heurte à une limite fondamentale : Schmitt est plus efficace pour penser des ruptures et des instaurations que pour décrire le fonctionnement normal de l'ordre juridique établi. A jamais, il demeure un penseur du dissentiment.

(Présentation de l'éditeur)

9. LE ROY, Étienne, La terre de l'autre. Une anthropologie des régimes d'appropriation foncière, Paris, LGDJ-Lextenso, 2011, 441 p. (coll. "Droit et Société"). ISBN : 978-2-275-03777-6


La constitution d’une anthropologie du droit, avec ses mutations internes depuis le début des années 1960, s’est particulièrement appuyée sur l’observation des politiques et des pratiques foncières à l’échelle de la planète, l’Afrique noire ayant été longtemps privilégiée.
Au fil de micro-découvertes qui ont ponctué près de cinquante ans de recherches, un cadre théorique nouveau, susceptible d’assurer la sécurité foncière dans un contexte de développement durable, s’est ainsi progressivement consolidé.
Il repose sur une relecture des droits fonciers et fruitiers selon la nature des représentations d’espaces considérées puis il renouvelle l’analyse de la juridicité des terres détenues « en communs » pour ensuite examiner les conditions d’apparition et de généralisation des régimes de propriété privée. La prise en compte de leurs limites et de leurs contradictions conduit alors à proposer la gestion patrimoniale comme le cadre institutionnel pertinent pour le monde nouveau qui s’ouvre devant nous.
Pour cela, il a fallu penser la sûreté des hommes et de leurs biens en privilégiant la complexité, le pluralisme, la « soutenabilité » et le changement pérenne comme contraintes propres à la reproduction de nos sociétés contemporaines.

Étienne Le Roy est professeur émérite d’anthropologie du droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il a dirigé le Laboratoire d’Anthropologie Juridique de Paris de 1988 à 2007 et le DEA d’études africaines, puis le master d’anthropologie du droit. Docteur en Ethnologie (Université Paris 7) et en Droit (Faculté de droit et des sciences économiques de Paris), il a réalisé sur des terrains africains, européens et américains une observation participante et une expertise des pratiques juridiques en privilégiant deux domaines, la justice et les politiques foncières.
Après Le jeu des lois, une anthropologie « dynamique » du droit (LGDJ, Paris, 1999) et Les Africains et l’Institution de la Justice (Dalloz, Paris, 2004), la présente publication s’appuie sur les multiples textes (ouvrages, articles, études et rapports) qu’il a consacrés au « foncier » comme fait social total et qui ont contribué au renouvellement d’une approche anthropologique et à la reconnaissance d’une expertise française à l’échelle internationale.

(Présentation de l'éditeur)

10. LEVI-STRAUSS ClaudeLezioni giapponesi. Tre riflessioni su antropologia e modernità (Introducción y traducción de Lorenzo SCILLITANI  , “Prólogo” de Salvatore  ABBRUZZESE), Rubbertino Editore, Catanzaro, 2010, 148 p. ISBN : 978-8849828023

Excelente iniciativa la de Lorenzo Scillitani, de traducir unos trabajos de Claude Lévi-Strauss al italiano, de sumo interés para la Antropología, la Historia social, el Derecho comparado y la Francia de la separacion del Estado y de las Iglesias, que está a punto –según Lévi-Strauss– de convertirse en musulmana.

Salvatore Abbruzzese señala que Claude Lévi-Strauss (1908-2009) tenía una deuda con la sociología de Emile Durkheim, influido a su vez en gran medida por la ciencia positiva de la segunda mitad del siglo XX, que consideraba la cultura como fundamental en las creencias y valores, a partir de los cuales cada sujeto haría una interpretación particular del universo cultural de la sociedad de la que era parte (p. 8). Con Durkheim la sociedad estaba considerada como autoridad moral, la sede en virtud de la cual cada sujeto habría elaborado sus principios y valores y en base a los cuales cada uno sería reconocido o rechazado del grupo al cual aspiraba a formar parte. En definitiva, a través del análisis de Durkheim la cultura no se presentaría sólo como una superestructura. En realidad, el análisis sociológico de Durkheim habría sido decisivo en lo relativo a su reflexión sobre los fenómenos religiosos. Por otro lado, la sociología positivista de Durkheim se enmarcaba en la perspectiva evolucionista ya trazada por Comte. Además, cuando Lévi-Strauss divulgó su pensamiento hacía ya cuatro décadas de la publicación del texto de Emile Durkheim sobre Les formes élémentaires de la vie religieuse, y el panorama había cambiado.

Lorenzo Scillitani destaca que la relectura de las Lezioni giapponesi tiene aún hoy “extrema actualidad” (p. 26). En realidad, el autor de esta obra se adelantó a su tiempo. De hecho, ha tratado cuestiones de Bioética, planteadas desde el punto de vista de la Antropología. Lévi-Strauss ha sido un autor que ha hecho época, y ha creado escuela, en la historia del pensamiento occidental contemporáneo y está considerado como el padre de la antropología estructural. Lévi-Strauss ha señalado que «Francia está en proceso de hacerse musulmana» (p. 48). De hecho, Lévi-Strauss ha propuesto la apertura de las fronteras francesas a un amplio número de inmigrantes musulmanes (p. 51), si bien tampoco ha olvidado las religiones como el budismo y el cristianismo.

En la primera lección (pp. 63-91), Lévi-Strauss ha ofrecido un análisis, haciendo numerosas referencias al modo de vida y a la cultura japonesas, sobre la ciencia y la técnica que, consideraba, había ampliado prodigiosamente nuestro conocimiento sobre el mundo físico y biológico. Todo ello sin menospreciar el progreso de la Medicina, que había hecho posible un incremento de la población mundial (p. 64). La primera ambición de la antropología, señalaba este autor, era conseguir la objetividad. A continuación concluye que la antropología se presentaba como una ciencia nueva, nacida de la curiosidad del hombre moderno (p. 82). Haciendo referencia a la época de Motoori, los japoneses tenían sólo conocimiento directo o indirecto de China o de Corea, pero con el Renacimiento el universo humano se circunscribió al ámbito del Mediterráneo. Con el humanismo burgués del siglo XIX, la antropología dio lugar a un humanismo propiamente universal. Claude Lévi-Strauss ha destacado que en la Francia del siglo XIX, el filósofo Auguste Comte formulaba una ley de la evolución humana que distinguía tres etapas por las que habría pasado la humanidad: una religiosa, una metafísica y, en tercer lugar, una positiva y científica (p. 87). Destacaba como probable que el hombre elaborase culturas diferentes en virtud de la distancia geográfica, de las características particulares y del ambiente en que se encontrase.

En la segunda lección (pp. 93-121), analizaba las relaciones de pertenencia o no al grupo. Ha destacado que la sociedad consideraba el parentesco como anterior y exterior a la relación biológica (como la filiación de sangre). Analizando esta cuestión hacía referencia a países como Estados Unidos, Australia, Inglaterra, Bélgica, Holanda, Suecia, Brasil, Japón, Sudán, etc. Las nuevas técnicas de procreación asistida, como la fecundación in vitro, han sido posibles gracias al progreso de la biología y han supuesto notables cambios y transformaciones en el pensamiento contemporáneo. Incluso contemplaba la posibilidad de la inseminación post mortem, a pesar de que los tribunales franceses la prohibían. En cuanto a la actividad económica ha destacado el autor que la sociedad humana ha llevado a cabo comportamientos muy heterogéneos. En efecto, no ha existido un modelo único de actividad económica, sino más de uno. En realidad, la agricultura, en muchos aspectos, ha representado un progreso, en la medida en que ha posibilitado una expansión demográfica (p. 105). También analiza los problemas de la industrialización de los países subdesarrollados. Para el antropólogo, las religiones han constituido un amplio repertorio de representación que, bajo la forma de mitos y de ritos, se han combinado de muy diversas formas.

En la tercera lección (pp. 123-148) ha señalado que «según la teoría evolucionista, la desigualdad de la cultura no tendría un origen biológico, sino histórico» (p. 123). Durante todo el siglo XIX y la primera mitad del siglo XX se ha cuestionado la influencia de la raza en la cultura. Por otro lado, los antropólogos han sustituido la noción de “raza” por la de “stock genético” (pp. 125-126). Además, la evolución humana no se ha podido considerar un subproducto de la evolución biológica, sino como algo completamente distinto. El evolucionismo, que ha dominado el pensamiento occidental, ha constituido un intento directo de reducir la diversidad de la cultura (pp. 133-134). [Recibido el 25 de diciembre de 2010].

(Guillermo Hierrezuelo Conde)

11. Observatoire international des prisons (OIP), Les conditions de détention en France en 2011. Rapport OIP, Paris, La Découverte, janvier 2012, 336 p. (Hors collection social). ISBN : 9782707159090.

A l'heure où la question de la prévention et de la répression de la délinquance et du crime s'est installée au cœur du débat public, la radiographie de l'univers carcéral français réalisée par l'OIP n'est pas seulement une initiative citoyenne salutaire, elle constitue une véritable démarche d'utilité publique. En retraçant les évolutions des politiques pénales et pénitentiaires au cours de la période 2005-2011, dans toutes leurs nuances et contradictions, ce rapport permet à chacun de connaître l'usage qui est fait de l'emprisonnement et la réalité de ce qui se passe derrière les murs de nos prisons.
Alors même que l'institution pénitentiaire fait l'objet d'une remise en cause permanente sur sa capacitéà respecter l'État de droit et les droits de l'homme, le nombre de personnes incarcérées atteint des niveaux historiques et les plans de construction de nouvelles prisons se succèdent.
Au terme d'un long processus d'élaboration, la loi pénitentiaire de novembre 2009 n'a finalement pas apporté d'avancée majeure dans la reconnaissance de droits visant à protéger la personne détenue. Elle vient même entériner certaines régressions, telle la mise en place de « régimes différenciés ». Quant à l'injonction paradoxale faite au juge de systématiser la réponse « prison » (peines plancher) et de transformer les courtes peines d'emprisonnement en surveillance électronique, elle s'est accompagnée d'un tournant législatif qui ajoute à des peines de plus en plus longues des mesures de sûreté pour les auteurs d'infractions les plus graves, sur la base d'une évaluation de la « dangerosité» hasardeuse et artisanale.

(Présentation de l'éditeur)

12. PAHUJA Sundhava, Decolonising International Law : Development, Economic Growth and the Politics of Universality, 2011, 318 p. (coll. "Cambridge Studies in International and Comparative Law" ; no. 86). ISBN : 9780521199032

The universal promise of contemporary international law has long inspired countries of the Global South to use it as an important field of contestation over global inequality. Taking three central examples, Sundhya Pahuja argues that this promise has been subsumed within a universal claim for a particular way of life by the idea of 'development'. As the horizon of the promised transformation and concomitant equality has receded ever further, international law has legitimised an ever-increasing sphere of intervention in the Third World. The post-war wave of decolonisation ended in the creation of the developmental nation-state, the claim to permanent sovereignty over natural resources in the 1950s and 1960s was transformed into the protection of foreign investors, and the promotion of the rule of international law in the early 1990s has brought about the rise of the rule of law as a development strategy in the present day.

(Présentation de l'éditeur)

13. SACRISTE Guillaume, La République des constitutionnalistes (1870-1914)
Professeurs de droit et légitimation de l'État en France (1870-1914)
, Paris, Presses de Science Po, 2011. ISBN-13 978-2-7246-1234-9

Les cours constitutionnelles se sont affirmées comme les garantes des valeurs fondamentales de nos démocraties modernes, même en France où, malgré une tradition peu favorable à la justice constitutionnelle, le Conseil constitutionnel est parvenu à s'imposer comme un acteur politique central. L'un des protagonistes de cette montée en puissance, le constitutionnaliste lui-même, passe en général inaperçu.

Cet ouvrage retrace l'invention du constitutionnaliste, ce professeur de droit spécialiste des constitutions politiques qui apparaît en France à la fin du XIXe siècle en même temps que la République naissante. Il démontre combien ces professeurs ont joué un rôle crucial dans l'avènement du nouveau régime, dans sa consolidation et ses remises en cause, et analyse les tensions permanentes entre droit et politique émaillant la création du corpus constitutionnel au fondement juridique de notre système politique actuel.

Ce faisant, Guillaume Sacriste révèle un pan essentiel, et pourtant oublié,
de l'histoire juridique et constitutionnelle de la France.

Guillaume Sacriste est maître de conférences en science politique à l'Université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et chercheur au Centre européen de sociologie et de science Politique de la Sorbonne. Il a récemment publié avec Norbert Foulquier, Le Droit de la Troisième République, de Raymond Saleilles (Dalloz, 2010).

(Présentation de l'éditeur)

14. SCHWARZ Germano (ed.), Juridicização das esferas sociais e fragmentação do direito na sociedade contemporânea, Porto Alegre,  Livraria do advogago editora, 2012, 285 p.   ISBN: 857348771

As comunicações incessantes estabelecidas entre os autores para a consecução do livro (re)criaram seu sentido original e primário – de todos e de cada um –, (re)organizando-o por  meio de suas próprias premissas e decisões posteriores. O conjunto de textos permite um novo olhar para a observação de um Direito da Sociedade. Autopoiese!

(Présentation de l'éditeur)

15. TUSSEAU Guillaume, Jeremy  Bentham : la guerre des mots, Paris, Dalloz, 2011, 185 p. (coll. Les sens du droit. Essai). ISBN : 978-2247114030

Homme des Lumières européennes, penseur prolixe, contestataire virulent de la classe politique de son temps, fondateur de l'école utilitariste qui prescrit au gouvernement de réaliser le bonheur de la population, Jeremy Bentham livre son autoportrait. Il n'a eu de cesse de combattre ces fictions qui faisaient obstacle à la réforme politique ; les fictions du droit n'ayant pour autre but que d'abuser la majorité de la population, en légitimant les pouvoirs en place et en enrichissant des castes parasitaires. La réalisation du plus grand bonheur du plus grand nombre ne peut se contenter de démystifier l'utilisation aliénante des fictions par les différentes cliques qui monopolisent le pouvoir. Puisque celles-ci s'avèrent intrinsèquement liées au langage lui-même, il est nécessaire d'en élucider le fonctionnement, et la manière dont elles vicient le raisonnement. La théorie des fictions de Bentham jette les fondements de la théorie analytique des concepts juridiques et annonce les réflexions du XXe siècle. Elle préside ensuite, sur le plan politique, à l'établissement d'une démocratie radicale sans exemple à l'époque. Son organe central n'est autre qu'une fiction à la puissance démesurée : le Tribunal de l'opinion publique, assurant efficacement la soumission constante des minorités dirigeantes à l'ensemble de la population. Cet ouvrage reconstruit la trajectoire de Bentham, en soulignant à quel point son oeuvre peut être comprise comme une guerre des mots paradoxale, une lutte intellectuelle et politiquequi doit au langage aussi bien sa cible que ses armes.
En quatre chapitres (I. Les fictions du jusnaturalisme, obstacles à la délibération politique rationnelle ; II. Les fictions du common lawyer, instruments de la tromperie ; III. La théorie benthamienne des fictions, clé de l'intelligence du droit ; IV. La substitution des fictions, coeur du réformisme radical), il retrace l'effort systématique de dénonciation et d'élucidation que livre Bentham, et expose l'ampleur de la reconstruction et de la réforme que celui-ci envisage.

Guillaume Tusseau, agrégé de droit public et membre de l'Institut universitaire de France, professeur des Universités à l'École de droit de Sciences Po et membre du Centre Bentham.

(Présentation de l'éditeur)

FÉVRIER

REPÈRES

  1. ALARY Viviane, MITAINE Benoît, Lignes de front : bande dessinée et totalitarisme)
  2. BOBBIO Norberto  (dir.), COMANDUCCI  Paolo,  GUASTINI Riccardo,  Saggi sulla scienza giuridica
  3. BOZZO-REY Malik, DARDENNE Emilie (dir.), Deux siècles d'utilitarisme
  4. COSTA Mario, FOREST Fred (eds),  Artmedia X - Ethique, esthétique, communication technologique dans l'art contemporain ou le destin du sens
  5. DEVA Surya, Regulating Corporate Human Rights Violations: Humanizing Business
  6. HENNEBEL Ludovic, HOCHMANN Thomas (dir.), Genocide Denials and the Law
  7. HERRERA Carlos, PINON Stéphane (dir.), La démocratie, entre multiplication des droits et contre-pouvoirs sociaux
  8. KOTISWARAN Prabha,   Dangerous Sex, Invisible Labor: Sex Work and the Law in India
  9. MARRANI David (préf. d'Antoine GARAPON), Rituel(s) de justice. Essai anthropologique sur la relation du Temps et de l'Espace dans le Procès
  10. ROULLEAU-BERGER Laurence, PEILIN Li (eds),    European and Chinese Sociologies. A new dialogue
  11. Collection Diké :

    - MELKEVIK Bjarne, Droit, Mémoire et littérature
    - MELKEVIK Bjarne, Philosophie du droit, vol. 1,
    - MELKEVIK Bjarne, Philosophie du jugement juridique
    - LE BOUËDEC Nathalie, Gustav Radbruch. Juriste de gauche sous la République de Weimar, CONKLIN William E., Le savoir oublié de l'expérience des lois
    - SUEUR Jean-Jacques, Pour un droit politique. Contribution à un débat



1. ALARY Viviane, MITAINE Benoît, Lignes de front : bande dessinée et totalitarisme, Genève, Georg éditeur, 2011, 364 p. (coll. L'Equinoxe). ISBN : 978-2-8257-1002-9

La bande dessinée, à l'instar des autres arts, s'imprègne en permanence des secousses qui bouleversent la marche du temps. En tant qu'événements majeurs de l'histoire des nations et des peuples, les guerres et les totalitarismes, deux phénomènes souvent liés par des relations de cause à effet, se trouvent naturellement présents dans l'univers bédéistique. Il convenait donc d'interroger ce médium qui a toujours fait la part belle aux aventures guerrières en le considérant pour ce qu'il est vraiment : un témoin privilégié de son temps qui, en dépit d'avoir nourri l'imaginaire de millions d'enfants de 7 à 77 ans, reste trop souvent un objet d'étude à la marge de l'Histoire.

Les seize chapitres qui composent ces Lignes de front, de par l'aire géographique qu'ils couvrent (Afghanistan, Allemagne, France, Espagne, Etats-Unis, Irak, Italie, Portugal, Royaume-Uni, Russie, Vietnam), la période historique qu'ils embrassent (le grand XXe siècle et le début du XXIe) et les oeuvres et les artistes sur lesquels reposent leurs propos (Tardi, Hergé, Joe Sacco, Emmanuel Guibert, Carlos Giménez, Milton Caniff, Felipe H. Cava, etc.), illustrent les différentes tendances graphiques, esthétiques et idéologiques qui parcourent cet art depuis plus d'un siècle. En parallèle à cette histoire d'un art, c'est bien toute l'histoire d'un siècle qui se déroule, un siècle que d'aucuns ont justement qualifié d'âge des extrêmes.

(Présentation de l'éditeur)

2. BOBBIO Norberto  (dir.), COMANDUCCI  Paolo,  GUASTINI Riccardo,  Saggi sulla scienza giuridica, Torino, G. Giappichelli Editore, 2011, p. XXII-154. (coll. Analisi e diritto ; n° 90). ISBN 978-88-348-2055-1 ( http://www.giappichelli.it/Home/ricercaCol.aspx?colcod=G02).

Il volume raccoglie otto saggi di Norberto Bobbio sulla scienza giuridica.
In essi – con sano atteggiamento “empirico-analitico”, come lo stesso Bobbio ebbe a dire – si discute l'annosa questione della natura genuinamente scientifica della giurisprudenza, ma soprattutto si analizzano i procedimenti intellettuali comunemente impiegati dai giuristi: nell'attribuire significato ai testi normativi, nel colmare lacune, nel risolvere conflitti tra norme, nel distillare principi generali da regole particolari, e nel ricavare regole da principi.

Bobbio sulla scienza giuridica. Introduzione alla lettura (R. Guastini). – I. Scienza del diritto e analisi del linguaggio. – II. Sul ragionamento dei giuristi. – III. Analogia. – IV. Antinomia. – V. Lacune del diritto. – VI. Metodo. – VII. Princìpi generali di diritto. – VIII. Essere e dovere nella scienza giuridica.

 (Présentation de l'éditeur)

3. BOZZO-REY Malik, DARDENNE Emilie (dir.), Deux siècles d'utilitarisme, Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2012, 288 p.  ISBN : 978-2-7535-1716-5

Sous l'impulsion de Jeremy Bentham, le principe d'utilité a été défini comme visant la « maximisation du plus grand bonheur du plus grand nombre ». Cet ouvrage rend compte de la richesse de la pensée utilitariste et de la vivacité du débat qui l'entoure. Il entend proposer une vision pluridisciplinaire approfondie de l'utilitarisme à la fois critique et constructive en questionnant les racines historiques et philosophiques de la doctrine, et en interrogeant son héritage, ses mutations et ses développements contemporains.

(Présentation de l'éditeur)

4. COSTA Mario, FOREST Fred (eds),  Artmedia X - Ethique, esthétique, communication technologique dans l'art contemporain ou le destin du sens – Actes du colloque international, Paris, 12-13 décembre 2008, Paris, L'Harmattan, 2011, 312 p. (coll. Les médias en actes). ISBN : 978- 2296132306

Cinq ans après sa fondation, Artmedia s'impose désormais comme le premier et le plus important projet scientifique dédié aux rapports techno-science / philosophie / esthétique.
Artmedia est déjà connu et reconnu au niveau international en tant qu'espace de réflexion et de production intellectuelle lié à l'Université de Salerne. Soutenu par de nombreuses institutions étrangères, ses éditions précédentes se sont déroulées dans d'illustres lieux universitaires (CFCE, ENS rue d'Ulm, BNF, INHA...). La bibliographie en ligne est riche et multilingue, l'enregistrement vidéo complet de toute ta manifestation fait désormais partie des archives de l'INA-Institut National de l'Audiovisuel et se trouve mise à disposition des chercheurs, des spécialistes et des étudiants.
Cette contribution à la pensée avec son accompagnement scientifique, intervient dans un moment exceptionnel de visibilité à l'échelle européenne. L'Ina est chargé de la préservation patrimoniale des médias audiovisuels (radio, télévision, web), de leur mise en consultation à des fins de recherche, et de la valorisation des travaux scientifiques menés sur ses sources.

(Présentation de l'éditeur)

5. DEVA Surya, Regulating Corporate Human Rights Violations: Humanizing Business, London; New York, Routledge, 2012, 296 p. (coll. Routledge Research in Human Rights Law ). ISBN  : 978-0415668217 (http://www.routledge.com/books/details/9780415668217/)

Taking Bhopal gas leak as a case study, this book critically reviews current major regulatory initiatives in the area of business and human rights (including the OECD Guidelines of 2011 and the Guiding Principles on Business and Human Rights). It confronts the ‘why', ‘what' and ‘how' challenges to humanizing business and canvasses an integrated theory of regulation to overcome the obstacles experienced in holding multinational corporations accountable for human rights violations.

Despite the continuous addition of regulatory initiatives concerning corporate human rights responsibilities, what we witness more often than not is a situation of corporate impunity for human rights abuses. The Bhopal gas leak – examined as a site of human rights violations rather than as a mass tort or an environmental tragedy – illustrates that the regulatory challenges that the victims experienced in 1984 have not yet been overcome. This book grapples with and offers solutions to three major regulatory challenges to obligating companies to comply with human rights norms whilst doing business, and asks; why companies should adhere to human rights, what these responsibilities are, and how to ensure that companies comply with their responsibilities.

Building on literature in the fields of law, human rights, business ethics, management, regulation and philosophy, this book proposes a new ‘integrated theory of regulation' to overcome inadequacies of the existing regulatory framework in order to humanize business.

This book will be of interest to scholars, students, researchers, policy makers and human rights activists working in the fields of Law, Business and Human Rights.

(Présentation de l'éditeur)

 

6. HENNEBEL Ludovic, HOCHMANN Thomas (dir.), Genocide Denials and the Law, Oxford, Oxford Univ. Press, 2011, 360 p.  ISBN : 978-0199738922

In Genocide Denials and the Law, Ludovic Hennebel and Thomas Hochmann offer a thorough study of the relationship between law and genocide denial from the perspectives of specialists from six countries. This controversial topic provokes strong international reactions involving emotion caused by denial along with concerns about freedom of speech. The authors offer an in-depth study of the various legal issues raised by the denial of crimes against humanity, presenting arguments both in favor of and in opposition to prohibition of this expression. They do not adopt a pro or contra position, but include chapters written by proponents and opponents of a legal prohibition on genocide denial. Hennebel and Hochmann fill a void in academic publications by comparatively examining this issue with a collection of original essays. They tackle this diverse topic comprehensively, addressing not only the theoretical and philosophical aspects of denial, but also the specific problems faced by judges who implement anti-denial laws. Genocide Denials and the Law will provoke discussion of many theoretical questions regarding free speech, including the relationship between freedom of expression and truth, hate, memory, and history.

(Présentation de l'éditeur)


7. HERRERA Carlos, PINON Stéphane (dir.), La démocratie, entre multiplication des droits et contre-pouvoirs sociaux, Paris, Kimé, 2012, 168 p., ISBN: 978-2-84174-578-4.


Le concept de démocratie a été façonné, dans la tradition française, à partir d'une certaine vision de la République, indivisible, expression de l'unité du peuple. Mais ce modèle, ses représentations, sont plus que jamais en question. Par une exigence constante de reconnaissance des identités individuelles et des appartenances collectives, une démocratie plus complexe prendrait corps, dilatée dans sa logique même par la multiplication de droits et l'émergence de contre-pouvoirs sociaux, défiant les représentations plus simples du passé. 
Ce processus complexe appelle à des nouvelles approches du droit constitutionnel, forcément plurielles. 

(Présentation de l'éditeur)

8. KOTISWARAN Prabha,   Dangerous Sex, Invisible Labor: Sex Work and the Law in India, Princeton University Press) ; co-published by OUP India, 2011, 298 p.
ISBN: 978- 0691142517. (http://www.oup.co.in/search_detail.php?id=146130)

Popular representations of third-world sex workers as sex slaves and vectors of HIV have spawned abolitionist legal reforms that are harmful and ineffective, and public health initiatives that provide only marginal protection of sex workers' rights. In this book, Prabha Kotiswaran asks how we might understand sex workers' demands that they be treated as workers. She contemplates questions of redistribution through law within the sex industry by examining the political economies and legal ethnographies of two archetypical urban sex markets in India—Sonagachi in Kolkata and Tirupati in Andhra Pradesh.

Providing new insights into the lives of these women—many of whom are demanding the respect and legal protection that other workers get—she builds a persuasive theoretical case for recognizing these women's sexual labor. Moving beyond standard feminist discourse on prostitution, Kotiswaran draws on a critical genealogy of materialist feminism for its sophisticated vocabulary of female reproductive and sexual labor, and uses a legal realist approach to show why criminalization cannot succeed amid the informal social networks and economic structures of sex markets. Based on this, she assesses the law's redistributive potential by analysing the possible economic consequences of partial decriminalization, complete decriminalization, and legalization. Kotiswaran concludes with a theory of sex work from a postcolonial materialist feminist perspective.

(Présentation de l'éditeur)

 

9. MARRANI David (préf. d'Antoine GARAPON), Rituel(s) de justice. Essai anthropologique sur la relation du Temps et de l'Espace dans le Procès, Fernelmont (Belgique), Intercommunications et Editions Modulaires Européennes 2011,  83 p. (coll. "De Lege Ferenda").  ISBN:978-2-8066-0103-2.

Le droit ne consiste-t-il qu'en règles écrites? «Rendre justice», est-ce se contenter d'appliquer mécaniquement des solutions toutes faites à des situations toutes trouvées? Peut-on ignorer ce que dissimulent les textes, lesquels sont parfois des prétextes, selon le contexte de leur utilisation, à savoir les Palais de Justice?

Pour les uns, c'est au sein de ces Palais que se découvre ou s'affirme le droit de chacun à trouver une juste reconnaissance de ses revendications. Pour les autres, seul dans ces lieux sera énoncée une vérité qui n'est que ce que le juge en dit, d'après le droit positif et suivant une procédure stricte et définie. Pour David Marrani, l'enjeu de cet ouvrage est de prendre la mesure de ce que l'ancienne tradition juridique, celle de l'ars juris, ne doit et ne peut pas être oubliée, car elle nous narre une histoire du droit et de la justice qui pose la question de l'autre, visible ou invisible, au sein de cet enchevêtrement du temps et de l'espace, qui prend sa source dans nos mémoires collectives et qui se continue de nos jours sous des formes plus ou moins similaires.

(Pierre Brunet, présentation de l'éditeur)

10. ROULLEAU-BERGER Laurence, PEILIN Li (eds),    European and Chinese Sociologies. A new dialogue, Leiden, Brill, 2011, 342 p.  ISBN : 978-9004211742.

Sociology is subject to a process of internationalisation. The rapid development of China has provided the ‘China experience' and shown the emergence of a new sociology. In this book a dialogue between European and Chinese sociologists is opening up new horizons for Western thought in a context of economic and cultural globalisation. The objective is to embark on a process of epistemological reconfiguration, deconstructing reality on the basis of dividing up the world. This book deals with some fundamental sociological issues: modernities and globalisation, class and society, state and democracy, economic change and inequalities in Europe and in China. In the wake of the de-colonial critique of post-colonial studies, the aim of this book is to examine the question of the de-westernisation of knowledge in sociology.

(Présentation de l'éditeur)

11. Et, à signaler dans la collection Diké….
MELKEVIK Bjarne, Droit, Mémoire et littérature, Presses de l'Université Laval, 2010, 84 p.  (coll. “Diké ” ). ISBN : 978-2-7637-9034-3

Il s'agit d'un livre de philosophie du droit. Le domaine du droit devient l'outil indispensable dans la lutte de pouvoirs où tout s'obscurcit dans les dédales du politiquement et éthiquement correct, où rien de sain ne pourra pousser faute de Lumière.

MELKEVIK Bjarne, Philosophie du droit, vol. 1, Presses de l'Université Laval, 2010, 676 p. (coll. “Diké”). ISBN: 978-2-7637-8952-1

La philosophie du droit, telle que nous la concevons, focalise sur la santé intellectuelle du droit. Pareil à un clinicien juriste, nous envisageons le droit comme un patient qui a besoin de vigilance et d'attention, à partir de la philosophie du droit. Non pas parce que le droit est malade, ou en tout cas pas plus malade que tous les autres artefacts culturels que l'homme fabrique pour s'aider à vivre à l'aise et en harmonie sur notre planète bleue et qui craque lourdement sous l'effet des bêtises et de l'orgueil des hommes et des femmes, fussent-ils juristes ou non. Disons plutôt que la santé intellectuelle se cultive à sa propre valeur et davantage encore parce qu'elle nous permet de réfléchir de manière critique aux enjeux de notre modernité juridique. Vue de cette façon, la philosophie du droit se conçoit comme une oeuvre de recommencement éternel où, à la façon de l'oeuvre d'un Sisyphe, il convient de défendre avec vigilance et ardeur cette entreprise si singulière et si fragile que nous nommons « droit ».

MELKEVIK Bjarne, Philosophie du jugement juridique, Presses de l'Université Laval, 2011, 206 p. (coll. “Diké”). ISBN: 978-2-7637-9047-3

Il s'agit d'un livre de philosophie du droit. Un livre qui met en avant l'importance du jugement pratique et public à l'égard de toute question de droit moderne. L'ouvrage discute et se distancie à l'égard du langage de « novdroit » qui a envahit le domaine publique.

LE BOUËDEC Nathalie, Gustav Radbruch. Juriste de gauche sous la République de Weimar, Presses de l'Université Laval, 2011, 464 p.(coll. “Diké”). ISBN: 978-2-7637-8798-5

Cet ouvrage s'intéresse à Gustav Radbruch (1878-1949) en tant que juriste de gauche sous la République de Weimar à travers une réflexion sur l'articulation entre théorie juridique et engagement politique.

CONKLIN William E., Le savoir oublié de l'expérience des lois, Presses de l'Université Laval, 2011, 326 p., (coll. “Diké”). ISBN: 978-2-7637-9176-0

Incapable de prendre en considération les rapports sociaux d'une communauté, le discours juridique de l'État moderne est en proie à une crise. Les essais du présent volume révèlent les raisons de cette crise.

SUEUR Jean-Jacques, Pour un droit politique. Contribution à un débat, Presses de l'Université Laval, 2011, 346 p. (coll. “Diké”). ISBN: 978-2-7637-9106-7

Tout en se livrant, avec toute la compétence d'un juriste averti, à des analyses très fines du droit positif, et cela en dialogue avec les grands constitutionnalistes classiques, l'auteur refuse d'en rester là et entend poser, dans une perspective explicative et critique, « une pluralité de regards » sur son objet, permettant d' « ouvrir une voie » nouvelle et de « se défaire d'une tradition doctrinale vieille de plus de deux siècles ».

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