|
|||||||
Section 1. – Congrès, Colloques, RencontresECOLE ESTIENNE — INSTITUT DE CRIMINOLOGIE DE L'UNIVERSITE DE PARIS II. Communications et droits. 5e Colloque sur la Communication, les 20 et 21 novembre 1991. 1ST EUROPEAN CONFERENCE ON ARTIFICIAL LIFE. ECAL 91, 11-13 décembre 1991, Paris, Centre des Congrès de la Villette, Cité des Sciences et de l'Industrie, Salle Laser. Thème: Towards a practice of autonomous systems. Conference Chairs: Paul Bourgine, Francisco Varela. MINISTERE DE LA RECHERCHE. Familles au bout du fil. Colloque européen. Ministère de la Recherche, 13 et 14 décembre 1991, 25 rue de la Montagne Ste Geneviève, Paris, 5e. CENTRE DE PHILOSOPHIE DU DROIT. L'Équipe internationale
interdisciplinaire de philosophie pénale du Centre de philosophie du droit
organise, avec la collaboration de la revue Constats et Prospectives,
un séminaire international ayant pour thème: « Thémis et Thanatos
(La Justice et la Mort) ». Chaque mercredi à 17h30, à l'Institut
de Criminologie de Paris, 12 place du Panthéon, escalier J, premier étage. CENTRE GEORGES POMPIDOU. De la différence des sexes. Cycle
de débats, chaque jeudi soir à 21 heures, au Centre Georges Pompidou,
Paris. DEPARTEMENT DE CRIMINOLOGIE ET DE DROIT PENAL DE L'UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LOUVAIN. Colloque intitulé: « Libération conditionnelle et réinsertion sociale", les 27 et 28 mars 1992, Collège Thomas More - place Montesquieu, 2 - 1348 Louvain-la-Neuve (Belgique). SOCIO-LEGAL STUDIES ASSOCIATION CONFERENCE '92. Keele University,
13-15 avril 1992. Plenary papers by Brenda Hoggett (« 10 years of
Family Law Reform ») and David Trubek (« Market Economics and
the Rule of Law »). LAW AND SOCIETY ASSOCIATION. Annual Meeting, May 28-31,
1992. Philadelphia, Pennsylvania. Thème: Crossing Boundaries. XIVe CONGRES DE L'ASSOCIATION INTERNATIONALE DE SOCIOLOGUES
DE LANGUE FRANCAISE. Thème: « Les nouveaux mondes et l'Europe ».
Lyon, 6-10 juillet 1992. SOCIETE ALLEMANDE DE SOCIOLOGIE. La Section de Sociologie
juridique de la Société allemande de sociologie annonce les journées de
Düsseldorf, qui auront lieu du 28/9 au 2/10/1992. Le projet de la section,
dessiné par Doris Lucke et Werner Gephart, porte sur le thème « Auf
dem Wege zu Europa. Rechtliche Institutionen und Soziale Wirklichkeit ».
Quant aux journées annuelles communes à la Section de Sociologie juridique
et à la Section de Théorie de la Société allemande de sociologie, elles
auront lieu à Kassel les 19 et 20 avril 1992 sur le thème « Soziologische
Theorien des Rechts und der Gerechttigkeit ». CONGRES DE L'ASSOCIATION QUEBECOISE POUR LE DEVELOPPEMENT
DE L'INFORMATIQUE JURIDIQUE. Thème: Informatique et Droit: la pointe des
réalisations et les débats actuels. Montréal, 30/9 au 3/10/1992. UNIVERSITY OF GLASGOW — UNICEF. Justice for children. Section 2. – Activités des AssociationsLAW AND SOCIETY IN THE GLOBAL VILLAGE. Congrès mondial de sociologie du droit, Amsterdam, du 26 au 29 juin 1991. Pour la première fois depuis leur création, le Comité de recherche en sociologie du droit de l'Association internationale de Sociologie (créé en 1962; cf. 30 Years for the Sociology of Law, Oñati, IISJ, Oñati `Blue' Serie, vol. 5, 61~p.) et la Law & Society Association des États-Unis (créée en 1965) ont organisé une rencontre conjointe, qui s'est tenue en juin 1991 à Amsterdam. Un lieu tout naturellement destiné à accueillir cet événement, dès lors que les Pays-Bas se considèrent traditionnellement comme une « charnière » entre les cultures continentale et anglo-saxonne. Vu le profil des deux associations organisatrices, il est permis d'admettre que la population des spécialistes des questions « Droit et Société » s'est retrouvée à Amsterdam dans sa quasi-totalité. Ce congrès représentait donc une occasion unique de se faire une idée de l'état mondial de la recherche en sociologie du droit et dans les domaines voisins. Quelques indications quantitatives et d'organisation, pour commencer: ont participé au congrès quelques 1200 personnes, en provenance d'environ 50 pays (d'Europe — de l'ouest à l'est — en première ligne; d'Amérique du Nord, ensuite; de toutes les autres régions du monde enfin, les Japonais et les Australiens étant particulièrement nombreux à avoir fait le voyage); outre diverses manifestations plénières, les travaux se sont déroulés dans le cadre de plus de 200 workshops thématiques; au total, près de 1000 communications ont été présentées. Ce qui représente un événement d'une ampleur considérable. On n'aura pourtant guère pu se plaindre des inconvénients d'une manifestation de masse. En effet, l'organisation pratique de la rencontre, d'une remarquable efficacité, était conçue de telle sorte que l'on pouvait profiter dans les meilleures conditions possibles de cette occasion de contact, de rencontre et d'information. Ainsi, le plus grand nombre des activités se déroulait dans le périmètre relativement restreint de la Faculté de Droit d'Amsterdam, en plein centre ville; et de nombreuses facilités y étaient offertes aux participants (pique-niques à emporter dans les salles de travail; poste central de vente de papers; petites buvettes installées en permanence en de nombreux endroits, etc.). Une organisation en tous points remarquable, donc, et les remerciements adressés par le Comité de recherche (Newsletter ISA-RCSL 1991-1) à Erhard Blankenburg, William Felstiner et André Hoekema, présidents des comités d'organisation, représentent à cet égard sans doute bien plus qu'une simple formule de circonstance. Face à une rencontre de cette ampleur, impossible pour un observateur isolé de rendre compte dans son ensemble du contenu des débats: dans les périodes les plus intenses, les travaux se déroulaient simultanément dans près de 30 salles différentes. On peut cependant dégager quelques thèmes dominants. Parmi ceux-ci, ceux des trois tables rondes plénières, thèmes repris par ailleurs dans de nombreux workshops. En premier lieu, la situation de la femme, abordée à l'occasion d'une table ronde « Feminism and Law », et dans le cadre d'une trentaine de workshops. En deuxième lieu, les problèmes tenant à la mise en rapport entre cultures juridiques différentes. Ainsi, le plenum d'ouverture était consacré au thème: « Law, Politics and Cultural Difference: Comparative Perspectives », un sujet repris sous des angles divers dans une vingtaine de groupes de travail. Enfin, la situation en Europe de l'Est, thème de la troisième et dernière table ronde plénière (« Post-Socialist Conditions of the Rule of Law in Eastern Europe »). Celle-ci fut l'occasion d'un débat passionnant entre deux visions du juriste dans la société: l'une selon laquelle le juriste doit être un spécialiste éloigné des conflits et négociations politiciennes, artisan d'une législation épurée; l'autre considérant comme indispensable la prise en compte, jusque dans les moments les plus techniciens du travail législatif, des intérêts sociaux en présence, seule manière de légitimer effectivement l'ouvrage du juriste. En plus de cette table ronde, les problèmes liésà la transition post-socialiste, notamment à la privatisation de l'économie, ont également été examinés dans cinq groupes de travail. Au-delà de ces grands thèmes, on retrouvait dans le programme l'ensemble des problématiques pour ainsi dire traditionnelles dans le champ des socio-legal studies: les professions juridiques, les tribunaux et autres instances de mise en oeuvre du droit, le rôle du droit dans différents domaines de la vie sociale, tels la famille, le monde des affaires, la prévention de la criminalité, l'Etat-Providence etc. Tous ces domaines étant traités selon des approches très diverses, de la réflexion théorique au compte-rendu de recherche de terrain; de l'histoire du droit à la recherche comparative; du travail sociologique stricto sensu aux contributions d'acteurs engagés directement dans la production du droit (juges, avocats, hauts fonctionnaires etc.). On relèvera ici la qualité des débats dans les groupes de travail, qui s'expliquait pour une grande partie par le souci des organisateurs d'incorporer à la manifestation d'ensemble des groupes, réseaux etc. déjà constitués, ce qui garantissait aux débats du congrès une solide toile de fond d'expériences communes et d'échanges antérieurs. La manière la plus utile de tirer parti de cette diversité était sans doute de profiter du congrès pour faire l'inventaire des travaux en cours dans un domaine déterminé. C'est bien entendu sur place que cet inventaire pouvait se faire dans les meilleures conditions, avec la possibilité de rencontrer personnellement les chercheurs et d'acquérir les papers disponibles. Tout n'est cependant pas perdu pour ceux qui n'étaient pas à Amsterdam: il leur reste la possibilité de consulter le programme très complet distribué aux participants (Law and Society in the Global Village — Amsterdam 1991, 108~p., disponible notamment au Centre de Documentation de l'IISJ à Oñati), qui comprend un index systématique des communications et interventions, de même que les adresses complètes de tous les participants inscrits. Deux observations pour conclure cette note. La première: on ne manquera pas de relever l'importance qu'ont pris à Amsterdam les débats d'ordre théorique. Ainsi, plus de vingt groupes de travail s'étaient donnés des sujets explicitement théoriques, et — détail significatif — il s'agissait des groupes se réunissant dans les auditoires à plus grande capacité. Cette orientation théorique ne représentait pas simplement une forme de concession des Américains — très présents dans l'organisation: 8 membres sur les 17 que comptait le « Joint Program Committee » venaient des Etats-Unis — à l'esprit du continent accueillant la rencontre. Bien au contraire, on a pu observer de la part des Américains un intérêt passionné pour la théorie européenne. Certes, ceux que l'on peut considérer comme les grands noms de la théorie jurissociologique américaine (Donald Black, Marc Galanter, David Trubek et d'autres) étaient présents. Mais les américains eux-mêmes, lorsqu'il s'agissait d'invoquer une référence théorique, ne manquaient pas de citer, par exemple, Foucault ou Derrida. Par ailleurs, un des concepts les plus fréquemment mentionnés était celui d'autopoièse, développé plus particulièrement par Gunther Teubner. Enfin, illustration la plus éloquente de cet engouement pour la théorie européenne, les deux manifestations les plus personnalisées du congrès mirent en scène deux intellectuels européens. Niklas Luhmann, d'une part, qui, sous le titre « Niklas Luhmann in Dialogue with his Critics and Adherents », rencontra, en présence de plusieurs centaines d'auditeurs, une dizaine d'interlocuteurs presque tous américains (ce qu'on peut déplorer dans une certaine mesure, vu les débats que son oeuvre a suscité dans divers pays européens. Voir à ce sujet le numéro 11/12 de cette revue). Et Pierre Bourdieu, d'autre part, invité à prononcer la conférence plénière de clôture, sur le thème « Juristes et noblesse d'Etat ». Deuxième observation: le mot que l'on aura le plus souvent entendu au congrès d'Amsterdam — et qui résonne d'ailleurs dans le titre général du congrès — est probablement celui de « globalisation ». Le phénomène qui semble le plus retenir l'attention des sociologues du droit aujourd'hui est le décalage croissant entre l'Etat, cadre traditionnel de la production du droit, et les lieux actuels de développement des rapports sociaux, rapports de plus en plus transnationaux, ou encore — cas extrême — « délocalisés ». Ce sont les manifestations concrètes de ce phénomène qu'il s'agit aujourd'hui d'identifier. Et ce sont ses implications dans le domaine des normativités sociales qu'il s'agit de réfléchir. Cette tâche exige dans bien des cas l'invention de catégories analytiques nouvelles, ce qui est sans doute une des principales explications de l'importance (excessive ?) de la sociologie du droit théorique à Amsterdam. Pierre GUIBENTIF COMITE DE RECHERCHE EN SOCIOLOGIE DU DROIT de l'ASSOCIATION
INTERNATIONALE DE SOCIOLOGIE. INSTITUT INTERNATIONAL DE SOCIOLOGIE JURIDIQUE D'OÑATI Il comportera des cours intensifs dans les principaux champs d'étude concernant l'approche socio-juridique du droit européen, depuis les théories de la régulation et le processus de prise de décision juridique et judiciaire, jusqu'à la formation pratique en matière civile, commerciale et industrielle, du droit du travail, des droits de l'homme, de contrôle pénal, de droit international privé et de relations trans-frontalières. Tous les cours examinent l'impact des institutions européennes sur la formation et la modernisation des cultures juridiques européennes. Les étudiants se familiariseront avec une approche comparative et empirique du Droit. Le Comité Directeur du Master, composé de prestigieux spécialistes
d'Universités européennes, suivra chaque étudiant individuellement. Ce master constituera le premier semestre du Doctorat International
en Sociologie Juridique institué par l'I.I.S.J. en collaboration avec
50 Universités européennes et américaines, et dont la durée est de 3 ans. ASSOCIATION EUROPEENNE POUR L'ENSEIGNEMENT DE LA THEORIE
DU DROIT. Ce mastère vise à offrir une approche critique et interdisciplinaire des différentes disciplines formant la théorie du droit au sens large, et ce dans la perspective de l'harmonisation progressive des systèmes juridiques européens. Les cours se donnent à Bruxelles, en français et en anglais. This Master's programme offers a critical and interdisciplinary approach to the different branches of legal theory, with special emphasis on the gradual harmonisation of European legal systems. Renseignements: Facultés Universitaires Saint-Louis (F.
Ost), bld du Jardin Botanique 43, B - 1000 Bruxelles, Tel. (32) 2 211
78 11. Fax: (32) 2 211 79 97. |
|||||||
|
* Les renseignements fournis le sont à titre grâcieux et indicatif: la responsabilité de la Revue ne saurait être engagée en aucune manière. |
|||||||